Parkinson : comment détecter la maladie et que faire ?

Richard R.

Décelée chez 200 000 français, la maladie de Parkinson peut avoir de lourdes conséquences : troubles de la marche, difficulté à parler, troubles cognitifs... Examinons plus en détail les symptômes de la maladie, ses conséquences et les dispositifs actuels pour la combattre. 

Deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après Alzheimer, Parkinson a été décrite en premier par le médecin anglais éponyme, voici 2 siècles. Cette maladie se caractérise par la destruction de neurones particuliers qui produisent la dopamine. Ce neurotransmetteur est essentiel au contrôle des mouvements du corps et à la concentration. La diminution des neurones créent des troubles irréversibles.

Contrairement à une idée répandue, Parkinson n'atteint pas exclusivement les personnes âgées. L'âge moyen des diagnostiqués est de 59 ans avec cependant une plus grande apparition des cas à partir de 50 ans. En proportion, c'est aujourd'hui 1% des 60 ans et plus qui sont concernés par la maladie. 

La recherche avance mais les causes exactes en sont toujours inconnues. On soupçonne la nocivité des pesticides auprès de la population des agriculteurs mais aucune preuve formelle n'a encore été apportée. Autre problématique : les conséquences peuvent variés selon les patients, rendant plus difficile le dépistage systématique et donc l'avancée de la recherche. 

Cela dit, les différents symptômes sont maintenant assez clairement identifiés, nous en présentons les détails dans cette deuxième partie.

Symptômes



Les signes avant-coureurs sont relativement discrets et seule leur combinaison doit mettre sur la piste de la maladie de Parkinson. 

  • Fatigabilité. Chaque mouvement devient plus compliqué à effectuer et la concentration a tendance à diminuer rapidement
  • Dépression. Elle touche 1/4 des malades qui, à ce stade, n'ont pas encore conscience d'être atteint. Pour cette raison les médecins parlent de dépression inaugurale, distincte de la dépression secondaire qui apparaît généralement une fois la pathologie déclarée 
  • Hypersalivation. Une accumulation de salive régulière peut également être annonciateur
  • Constipation. Quasi 2/3 des malades sont en effet concernés
  • Perte d'odorat. Elle survient parfois très en amont parfois très en aval de la maladie. 
Au-delà de ces indicateurs, Parkinson est plus sûrement décelée à travers l'apparition du "triptyque" , trois symptômes habituels de la maladie :
  1. Lenteur dans les mouvements : elle touche 88% des concernés
  2. Rigidité
  3. Tremblement au repos  : 64% des concernés

Lorsque les symptômes de ce type apparaissent, plus de la moitié des neurones dopaminergiques sont déjà altérés. Silencieuse, la maladie était en fait active depuis plusieurs années mais la plasticité du cerveau s'efforçait de compenser la chute de la dopamine et d'en limiter les conséquences. C'est le médecin qui va pouvoir diagnostiquer précisément la maladie, un examen biologique ou radiologique est généralement inutile. La vidéo ci-dessous apporte des précisions sur le dépistage de la maladie : 
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Conséquences et traitement

Il n'existe aucun traitement qui puisse guérir (ni prévenir) la maladie de Parkinson. Les traitements médicamenteux actuellement disponibles se limitent à contrer les symptômes. 

Le corps médical évoque habituellement trois phases dans l'évolution de la maladie : 
  1. La "lune de miel"
  2. le "on-off"
  3. la "phase avancée"
La première apparaît au moment du diagnostic, lorsque le traitement est administré. Celui-ci, très efficace, vise à corriger le déficit en dopamine et ainsi maîtriser les 3 grands symptômes. Le nom de "lune de miel" a été attribué car il s'agit d'une période où le dérangement reste encore faible, laps de temps qui peut aller de 3 à 10 ans selon les individus. 

Durant la deuxième phase, la gêne a au contraire tendance à apparaître. La journée est ponctuée par des périodes de bien-être (on) et des périodes de blocage (off). Des mouvements involontaires peuvent surgir, appelés dyskinésie. Cela provient du fait que le traitement lui-même commence à entraîner des complications motrices. 

Enfin au cours de la "phase avancée", le traitement n'agit plus. Des troubles de la marche peuvent apparaître allant jusqu'à provoquer des chutes. Des difficultés à parler peuvent de même voir le jour et les éventuels troubles cognitifs existants peuvent s'aggraver. 



La maladie de Parkinson évolue sur de nombreuses années et peut conduire aux handicaps physique et psychique. Il est crucial de veiller aux signes avant-coureurs afin de la déceler au plus tôt et d'en parler à son médecin traitant. Pour aller plus loin sur ce sujet, une plateforme d'apprentissage est mise à votre disposition et accessible en cliquant ici

30 octobre, 2019

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