PREVENTION

Sujet fondamental pour vous permettre de rester autonome, la prévention passe par des actions relatives à votre logement et à vous-même

LE LOGEMENT

A l’intérieur, le risque de chute est d’autant plus important que l’habitat est encombré, avec des zones mal éclairées ou des tapis glissants.
Il faut passer son habitat au crible en gardant pour objectif de se débarrasser des meubles et des bibelots inutiles. 
Les couloirs et endroits de passage obligé doivent être parfaitement dégagés, c’est une question de sécurité.
Autre point essentiel : accroître la visibilité en misant sur de bonnes sources d’éclairage où que ce soit dans la maison.
Enfin : ranger les fils électriques des appareils électroménagers pour ne pas risquer de se prendre les pieds dedans !

A l’extérieur de la maisonnée, la cour ou le jardin peuvent aussi être à risque. En effet le sol n’y est pas parfaitement lisse et pour ceux qui s’adonnent aux joies du jardinage ou du bricolage, les situations accidentogènes ne manquent pas : par exemple en grimpant à une échelle pour nettoyer les gouttières.
Limiter l’encombrement des allées, c’est important. Cela commence par le tuyau d’arrosage, qui ne gène pas lorsqu’il est sur l’enrouleur, mais qui peut devenir un véritable piège pour les pieds lorsqu’il se promène à travers le jardin. Cela continue avec les pots de fleurs, les feuilles mortes...
Enfin, faire installer un éclairage extérieur efficace est fondamental.

VOUS-MEME

SE MAINTENIR EN FORME

Une alimentation variée, incluant la consommation de 5 fruits ou légumes par jour, permet de conserver protéines et nutriments nécessaires au maintien en forme. Dans le cas d’une perte de goût ou d’appétit, pensez à essayer de nouvelles recettes, même exotiques, pour explorer de nouvelles saveurs ! Il est important de boire régulièrement, même en hiver, l’hydratation étant indispensable au bon fonctionnement des cellules.
L’activité physique permet d’entretenir le capital musculaire et le bon fonctionnement des articulations mais aussi d’oxygéner le cerveau ! Votre mémoire s’en trouvera améliorée et l’exercice aidera à conserver ses capacités de raisonnement.  Lancez-vous et pratiquez des activités telles que l’Aquagym ou la marche à pied.
L’activité intellectuelle est cruciale pour stimuler le cerveau. Il est bon de diversifier cette activité à travers des exercices de mémorisation, de planification et des conversations. Le lien social a en effet une importance fondamentale sur la qualité du vieillissement. N’attendez plus et discutez, échangez, jouez aux cartes, ayez des projets à venir… toutes ces stimulations vous seront bénéfiques !

SE FAIRE DEPISTER

Le dépistage effectué suffisamment tôt permet de mieux traiter de nombreuses maladies. Au moment du départ à la retraite, certaines assurances complémentaires ou la Sécurité sociale peuvent proposer un bilan complet de l’état de santé. Il est de même utile de se faire suivre régulièrement auprès de son médecin traitant, mais aussi de son dentiste et de certains spécialistes le cas échéant.
Pensez à vous faire vacciner contre la grippe à partir de 65 ans et vérifiez que vos autres vaccins sont à jour. Une visite chez son médecin traitant peut donc être une bonne occasion de faire le point afin de prévoir ses rappels. C’est surtout important pour le Tétanos qui touche essentiellement les seniors.

EVITER LES CHUTES

La vue est moins bonne à 70 ans qu’à 20 ans pour différentes raisons. La presbytie autour de la cinquantaine altère la vue de près tandis que la cataracte, à partir de la soixantaine, brouille la vision de près comme de loin.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, le glaucome et la rétinopathie sont quant à elles 3 causes fréquentes de malvoyance lorsque ces pathologies n’ont pas été prises en charge à temps. Le risque de buter dans un pied de meuble que l’on avait pas vu est alors maximal…
Consulter un ophtalmologiste tous les 12-18 mois après 50 ans est la seule façon de prendre les mesures qui s’imposent : nouvelles lunettes en cas de presbytie, gouttes à vie ou chirurgie en cas de glaucome, chirurgie de la cataracte, traitement au laser de certaines rétinopathies et dégénérescences maculaires liées à l’âge.
Plus on est âgé(e) plus le traitement médicamenteux peut être lourd. Or de nombreux médicaments, notamment parmi ceux qui sont pris pour la douleur, le sommeil ou la tension artérielle peuvent être source de somnolence et de vertiges : 2 facteurs de risque majeur de chutes.
Chez celles/ceux ayant une insuffisance rénale, l’élimination des médicaments est ralentie : s’y ajoute donc un risque réel de surdosage.
Faire régulièrement le point avec son médecin traitant pour vérifier si tous les médicaments prescrits sont vraiment utiles n’est pas du temps de perdu car le risque d’interaction est réel au-delà de 4 médicaments associés.